LES éTAPES DE CRéATIONS

Eternity and a Day (1998) 

              Chaque créateur, artistes, passent des étapes de la création, que j’ai retenu d’un ami poète Ramousa Raoul, autour d’un verre de bière : le sien, et une tasse de thé au cacao que je buvais. Il y a trois étapes. Je prends comme exemple la poésie, pour la seule raison que c’est le vif sujet du blog :

La pseudo-écriture dit « Tsangan-tsoratra » : où un poète en herbe, s’inspire d’une ou plusieurs œuvres, pour écrire. L’inspiration, ici, s’habille en influences, et que si ce poète, en herbe qu’il soit, ne fait pas trop attention, il ne se retiendrait pas à reprendre une phrase, où même une partie voire l’entièreté de l’idée influenceuse.

La pseudo-création dit « Tsangan-asa » : se manifeste au début comme une crise. Où le poète, en herbe qu’il soit, ne se contente plus de ses pseudo-écritures. La crise est bien sûr identitaire, mais tout aussi dans la manière, que la forme rhétorique de ses écrits. C’est là qu’il essaye de trouver son propre style, ses propres idées, sa propre création, c’est là que le poète en herbe s’efforce de sortir du lot. Un constat que je m’avoue triste de réaliser, est que beaucoup ne peinent ou refusent tout juste pas passer à cette étape que je dirais, nécessite de la rigueur et certaines méthodes. Le poète sujet même de cet article, que je vous évoquerai dans les prochains paragraphes avait une fois dit, au cours de nos échanges : « Les gens n’aiment pas apprendre, ils préfèrent copier. »

L’œuvre dit « Sangan-asa » : comme vous aviez pu le constater, cette dernière étape est, je dirai, l’idéal, mais pas absolu, où le poète, dans l’essor de son évolution, n’est plus en herbe, n’a plus d’influences, et s’est libéré de ses crises identitaires dans le style, les rhétoriques, et tout autres blocages empêchant l’aboutissement de son œuvre tout-faits, propre, et original et qui lui est légitime. Il peut partir d’une simple idée et la rendre extraordinaire.

Cet article, pour rendre hommage un de mes initiateurs dans ce domaine. La science dit que c’est une lueur voltigeant des marais, à l’origine d’inflammation de gaz. D’autres disent que ce sont des esprits, qui guident les gens vers leurs destinées. J’aime mieux m’en tenir à cette seconde définition, comme c’est ce qu’il n’a jamais cessé d’être pour moi, et certainement pour beaucoup. Au reste du grand soutien qu’il accorde.

Pourquoi cette personne ? Parce qu’aujourd’hui, il a sorti, ce que je qualifierai de son Chef d’œuvre, comme beaucoup de ses œuvres avant celui-ci, d’ailleurs, mais d’un ami à un autre, il y a une fierté qui surgit spécialement ce titre “Pouvoir”. Cette fierté même qui nous fait crier : « Ça, ça, c’était le Feu Follet qu’on attendait à voir ! C’est là, qu’est ton aboutissement ! Tu l’as fait. » Et tout ce qui viendra après sera quelque chose de similaire ou de plus grands.

Le monde ne s’effondrera pas, pas tant qu’on sera là.

"Envoie cet article à 3 personnes de ton entourage." - Youssoupha... n'a jamais dis ça. Mais partage quand même.

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