LE PEUPLE MALGACHE OUBLIE
- mai 22, 2026
- 8:15 am
Le vernissage de mon première exposition de poèmes » Tononkalo iray, firehana maro » sera présent à l’IKM Antsahavola du 16 mai au 30 juillet 2026 (car on a rallongé la date). Ayant pour objet le parcours d’un quatrain à travers 15 courants les plus influents de l’histoire.
Une exposition fruit d’un travail animé par la passion, mais surtout dans la volonté de partage au-delà des scènes, des pages, des réseaux et des écrans. Une démarche à la fois artistique et pédagogique poussée par le regret que l’art, toute discipline confondue à n’en citer que l’art plastique, la musique, et la littérature n’a jamais été définitivement inscrite dans le programme scolaire.
L’initiation et la moindre pratique de ces activités, pourtant, permettent de développer des capacités intellectuelles et cognitives, et rien que cela, aurait évité cette émergence de jeunes dépressifs, pseudo-dépressifs, oisifs et émotionnellement instables. Par la même occasion, ces activités auraient apporté d’autres dimensions et engouement à l’éducation. Ce qui aurait motivé plusieurs adolescents à ne pas abandonner leurs études, ni de choisir entre une carrière « professionnelle » et l’art, que je considère comme une vocation de tout être humain sans exception, mais parvenir à concilier les deux. Les œuvres d’art et littéraires restent les seuls témoins de l’évolution de la pensée humaine, et il faut ressentir cette urgence de produire, surtout avec l’émergence actuelle de l’Intelligence Artificielle. Cette initiation permettra également de déraciner pour de bons cette impression de « corvées » en parlant les études qui, pour au final, ne sont même pas pertinentes encore moins adaptaptée à la réalité du pays.
Cette lutte, qui a explosé en 1972, résonne encore dans chaque cœur rebelle, refusant de se plier aux normes qui bafouent leurs identités culturelles, raciales et qui pour au final, impose sans écouter ni comprendre à une jeunesse qui se veut innovante et inspirée. Et la jeunesse malgache se sent tellement déconcertée par cette réalité, que dans sa fougue, elle se manifeste avec rage, la violence qu’elle respire. Et pour au final, voir son pays couler petit à petit. Dans ma culture d’esprit positive, je m’entête à croire qu’il y a toujours de l’espoir.
Et c’est un long chemin, encore à frayer, mais sûrs : L’ÉDUCATION. Et quand les artistes et éducateurs crient, mettent partout des hashtag #LECOMBATCONTINUE #MBOLAMITOHYNYTOLONA. C’est un souffle d’espoir et d’alerte collectif, un flambeau qu’on se passe. Ressentez cette urgence évoquée dans « MALAKILAKY » de Dedesse. Contribuez au changement, faites bouger les choses, à votre niveau, avec vos ressources et à votre manière, n’attendez plus.
NOUS SOMMES LE CHANGEMENT !
