« VELOMA LAVA » : LES TOILES DU DÉNOUEMENT.

L'exposition "VELOMA LAVA" sera à l'Is'Art Galerie au Tiers Lieu Mahatazana jusqu'au 11 Septembre 2026

                   Les au revoir peuvent parfois être lourds. Encore plus quand ils sont longs.

 

             Il y a des moments qui s’oublient difficilement. Comme ceux qui se situent tacitement entre la volonté et l’action. L’hésitation et la détermination. Avant les prises de parole importantes, les regards échangés en silence, les premiers baisers amoureux, le cœur en sursaut avant les cris et larmes de joie, et les colères qui refusent de se contenir, les coups de feu, les explosions et tous ces instants qui semblent nous filer, à chaque fois, entre les doigts.

           21 tableaux, en somme : de l’acrylique sur toile et papier. Malgré un momentum qui paraît insaisissable, le hasard n’y trouve pas place. Il y a, dans le récit de ces coups de pinceau, une grande finesse qui marque l’esprit, où les sentiments retenus, qui ont jadis noué la gorge, peuvent couler soudainement, comme de l’eau sous les ponts. Ce qu’il en reste n’en sera qu’allégresse.

                                             

                                              Plongée, Apocalypse, Rituels et Nocturnes

       

         Après en avoir vu de toutes les couleurs, ces quatre actes paraissent noir sur blanc. Il faut voir, mais surtout ressentir les traits invisibles qui tissent « Lueur »« Forêt Céleste »« Tourbillon » et « La Mémoire du sol » (respectivement tableau n° 16, n° 7, n° 6 et n° 20).

L’invitation aux plongées dans les trois séries de Nénuphars, suivie de « L’eau qui dort » (respectivement tableau n° 1, n° 2, n° 3 et n° 4).

La dualité entre « Valin-teny » et « Sarin-teny », et les liens qui se veulent noués au-delà du mur qui sépare le monde des vivants de l’invisible dans « Fatomaty » (respectivement tableau n° 12, n° 10 et n° 9). « Lalana », qui aborde tacitement la dimension spirituelle des institutions religieuses (tableau n° 11). « Sahotaka » né de ces dates que l’histoire retiendra (tableau n° 21). Les « Very last time » qu’on ne réalise qu’au moment du « Dernier virage ». Une invitation pour ériger le présent. Le remémorer au lendemain matin au réveil, et ainsi de suite… (respectivement tableau n° 14 et n° 17)

       

       Au-delà de l’aspect introspective des traits des œuvres, des sujets à caractères socio-politique dont la pertinence n’échappe guère à la vue y sont abordé. Et cette dimension personnelle apportée aux faits à impact collective et une démarche qui se défend tout à l’honneur de l’artiste.


      « VELOMA LAVA » constitue les prémices de la série d’œuvres de Miarina et certainement une de ces expositions qui ne s’oublient pas facilement. Les au revoir peuvent parfois être lourds. Encore plus quand elles sont longues. S’accorder un instant au milieu de toutes ces toiles, le temps d’un soupir, est une manière de renouer promptement avec les non-dits, les adieux non faits, et les remords qui rongent de l’intérieur. Pour de bons. Y trouver la paix intérieure, et cueillir les jours à venir, le cœur léger : « Carpe Diem »

"Envoie cet article à 3 personnes de ton entourage." - Youssoupha... n'a jamais dis ça. Mais partage quand même.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *